Pierre Soufflet
photo : Pierre Soufflet

Présentation :
Il aura fallu bien des hasards pour que mes créations viennent au jour… Collectionneur et amateur d’art africain et océanien depuis une quinzaine d’années, je n’avais jamais songé à entreprendre quelque démarche artistique que ce soit avant l’ouverture du musée des arts-premiers au Quai Branly à Paris… Ce nouvel espace d’exposition créa un tel engouement en France qu’il fut pratiquement impossible pour les collectionneurs d’art tribal de se procurer de nouvelles pièces, tant les prix explosèrent lors des ventes aux enchères… Dès lors, j’entrepris de construire mes propres tribus, ethnies imaginaires inspirées par mes longues promenades dans les musées de Tervuren à Bruxelles ou des Arts d’Afrique et d’Océanie à Paris. Les toutes premières sculptures furent de simples copies de masques de l’archipel Kodiak en Alaska puis, très rapidement, je pris conscience que mon parcours artistique serait une impasse s’il se résumait à cela. Autodidacte, je fus tout d’abord attiré par des assemblages de métal, de bandes plâtrées et d’acrylique pour créer mes premières pièces et l’un des thèmes récurrent des « Tribus Improbables » est l’attente, la même attente que peuvent connaître les personnages du « Désert des Tartares » devant des ennemis qui ne viennent jamais. Mes personnages sont ainsi postés, immobiles et un peu perdus dans un décor volontairement figé. Il faut ainsi faire un parallèle entre la représentation de ces guerriers improbables et la mise en scène étrangement conceptuelle et froide voulue par les commissaires des expositions du Quai Branly. Arrachés à leurs terres natales, isolés de tout contexte ethnologique, les chefs d’oeuvres présentés au musée des Arts-Premiers se retrouvent perdus au milieu d’un décorum souvent abscons et incompréhensible pour la majorité des visiteurs. Je m’élève avec véhémence contre cette manière d’appréhender les arts-premiers et me moque, à ma manière, de ces choix bien discutables… la subtile nostalgie émanent des couloirs de Tervuren vaut bien mieux que les discours pompeux du musée parisien… « Je n’ai rien à dire » a écrit le grand plasticien Anish Kapoor, « Il n’y a parfois rien à dire » ajouterai-je. La recherche absolue et systématique d’une interprétation de ses oeuvres est, à mon avis, une démarche hors de sens puisque ces oeuvres sont inspirées de pratiques artistiques ancestrales et très souvent intuitives. Mes influences ne doivent cependant pas se résumer aux arts-premiers. Sans évolution des créations et sans recherche de nouveaux horizons, l’oeuvre artistique va droit dans le mur… Ainsi, l’intérêt essentiel de ma démarche artistique réside dans la découverte de nouveaux médiums et de nouvelles matières. Après un période durant laquelle je me suis passionné pour les pigments naturels et les projections sur des toiles posées à plat, je me suis tourné récemment vers le travail de la fibre de verre. La recherche de la transparence et l’envie de pouvoir laisser le regard de l’observateur littéralement traverser les sculptures ont été rendues possibles par ce matériau exigeant. Les contraintes techniques n’ont alors plus aucune importance et les essais infructueux finissent par donner naissance à des oeuvres identiques à celles pensées ou esquissées. Cy Twombly, Jackson Pollock et bien sûr Alberto Giacometti ou Germaine Richier sont autant de maîtres qui ont pu influencer mes travaux les plus récents. La légèreté de Twombly, l’absence de matière voulue par Giacometti, la force de Pollock et de Richier, autant de facteurs qui sont la source des séries « Eucaliptik ». Nous sommes désormais bien loin des masques Kodiak de mes débuts et les personnages inspirés par les fleurs de l’eucalyptus flottent sur les toiles ou au dessus de leurs socles, intrigués et inquiets par le monde qui les entoure. L’avenir… c’est dans un lointain passé qu’il faudra le puiser… chez l’immense Jérôme Bosch et son « Jardin des délices » ; rechercher une transparence mêlée à l’accumulation des corps et des êtres.

• Exposition 2020 / 2021 •
• Exposition 2020 / 2021 •
Peintures sur toile et panneau de bois :
The Astonished Gorilla
92x73 cm
Prix: 2100 €
Panic
51x36 cm
Prix: 700 €
Ox
73x92cm
Prix: 1600 €
No color 1
42x29 cm
Prix: 450 €
La naissance de Vénus
29x39 cm
Prix: 500 €
Portrait d'innocent X
100x80 cm
prix: 2400 €
Fat Mouth
76x56 cm
prix: 1400 €
Crazy Doll
42x29 cm
prix: 450 €
Bad plastic surgeon
76x56 cm
Prix: 1400 €
Vanité
92x73 cm
Prix: 2100 €
The stupefied King
100x70 cm
Prix: 2100 €
The martyr King
oeuvre sur panneau de bois - 80x60 cm
prix: 1800 €
The marriage proposal #3
51x36 cm
Prix: 700 €
The marriage proposal #2
73x92 cm
Prix: 2200 €
The cheerful chimpanzee
92x73 cm
Prix: 2100 €
Les régents de Spinhuis
51x36 cm
Prix: 700 €
Ronde de nuit
50x36 cm
Prix: 700 €
Rihanna is tired
100x70 cm
Prix: 2100 €
Raw #1
92x73 cm
Prix: 2100 €
Le radeau de la méduse
50x36 cm
Prix: 700 €
Bull Doll
oeuvre sur panneau de bois - 80x60 cm
Prix: 1800 €