Catherine Aubelle
catherine aubelle

Présentation :
" Ni figuratives, ni abstraites, mes oeuvres explorent un langage que je compare à un palimpseste. Ce mot vient d’un terme grec qui signifie «gratter de nouveau». Dans l’Antiquité, le papier coûtait cher ; il était donc gratté pour être réutilisé. Parfois, il restait des traces de textes antérieurs. De la même manière,mes créations sont réalisées par couches successives que je gratte avec mes ustensiles. Je joue avec les textures. Je donne du relief. Mon point de départ est la nature au sens large et non-idéalisée ; j’en trouve d’ailleurs des signes jusqu’en milieu urbain. Je travaille souvent en extérieur. J’observe les changements d’un paysage qui n’est jamais semblable d’un instant à l’autre en raison des variations de lumière. Cela constitue mon principal sujet d’étude. Ce tableau m’a été inspiré lors d’une promenade à travers le Jura souabe, dans le Bade-Wurtenberg allemand. J’aime façonner des latérales sur des carrés. La profondeur et l’impact de la couleur sont plus difficiles à rendre via ce format mais c’est précisément pour cela que ça m’amuse. Cette peinture semble évoquer les couches sédimentaires. Les lignes verticales blanches sont en relief. Elles transmettent l’idée de froid, de neige, de glace mais la vie n’est pas loin… Juste en dessous, la terre est bouillonnante – nous vivons sur une étoile pas encore totalement éteinte. Je marchais sur ce plateau désertique lorsque je suis tombée sur un verger de vieux pommiers, arbres protégés dans cette région.Tout était couvert de neige et, soudain, j’ai vu passer un petit renard d’où l’orangé qui rappelle sa couleur de feu."

Formation et parcours artistique :
Dans le domaine de l’art, je suis autodidacte. J’avais commencé un cursus en sciences humaines à la faculté de Nanterre mais je n’ai jamais poursuivi car je travaillais depuis toute jeune. Petite, je voulais être peintre et auteur. À dix-huit ans, je me suis installée comme auteur-illustratrice, à Londres. Je me suis formée sur le tas. Au départ, j’ai collaboré avec un magazine américain, Marvel Comics, très loin de mon univers artistique mais cela me permettait de vivre de mes illustrations. C’était aussi le temps des premiers films d’animation en vidéo que je confectionnais sur mon ordinateur. Mes petits reportages courts et drôles étaient diffusés dans une émission hebdomadaire File of the Fantastic produite par Ann Wood, de TV-am – station qui diffusait sur le canal d'ITV. Après cette expérience qui a duré quatre ans, de retour à Paris, j’ai travaillé pour la presse, pour l’audiovisuel et pour l’édition, en particulier à la conception d’albums pour enfants au Seuil Jeunesse. Entre deux activités, j’ai beaucoup voyagé. J’ai aussi animé des ateliers d’écriture dans des écoles, en milieu carcéral et à l’hôpital psychiatrique de Clermont dans l’Oise. Les premières expositions que j’ai réalisées n’étaient pas à mon initiative. La toute première présentait des travaux d’illustrations à la galerie d’art parisienne À la Page. À Paris, mes toiles ont aussi été exposées à la chapelle de la Salpêtrière. Depuis cinq ou six ans, même si j’écris toujours tous les jours, je me consacre presque exclusivement à la peinture et aux expositions, ce qui accapare tout mon temps en préparation et en production. Plus récemment, j’ai développé une collaboration artistique intense et passionnante avec la Germano-Américaine Gabriele Glang – scénariste, poète et peintre. Nous travaillons actuellement sur un catalogue dont le texte sera rédigé par l’historienne d’art allemande Barbara Lipps Kant.

Premiers pas à la galerie Yvert et Tellier d’Amiens :
Benoît Gervais est une connaissance. L’idée lui trottait dans la tête depuis un certain temps d’étendre ses activités à l’art. Ses locaux rénovés offraient un bel espace, se prêtant tout particulièrement à l’accrochage de toiles. J’ai inauguré les lieux (NDLR : jeudi 13 décembre) avec beaucoup d’émotion. Lorsque j’ai revu sur place le logo d’Yvert et Tellier, très Art déco, qui orne les cloisons en verre séparant les bureaux, cela a fait remonter en moi une foule de souvenirs. En effet, ce logo a été imaginé par Pierre Ansart, architecte issu d’une famille amiénoise bien connue dans le monde de l’architecture – les Duthoit. Or, le fils de Pierre Ansart, Gérard, était le père d’une amie de mes parents. Enfant, dès l’âge de dix-douze ans et jusqu’à ce que je quitte Amiens pour mes études, j’allais le voir une fois par semaine pour lui montrer mes dessins et mes écrits. Il a été le premier à porter un regard sur mes réalisations et cela a été très encourageant pour moi.

Êtes-vous philatéliste ou collectionneuse ?
Non. J’écris beaucoup donc je choisis régulièrement de beaux timbres pour affranchir mon courrier. Mes carnets de voyage peuvent peutêtre s’apparenter à des collections hétéroclites de mots et de couleurs…

Quel type de timbres appréciez-vous en tant qu’usager ?
Ceux qui me parlent sont les reproductions de peinture. Mon choix est purement esthétique et non pas en fonction de la valeur.

Interview tirée du magazine l'Écho de la Timbrologie n°1869 - Janvier 2013

• Exposition 2015 •
• Exposition 2014 •
Tableaux exposés :
Automne
Oil on canvass - 80/80cm
Chant des Alouettes
Oil on canvass - 80/80cm
Eaux dormantes
Oil on canvass - 80/80cm
Pommiers en fuite
Oil on canvass - 80/80cm
Flaques et Ruisseaux
Oil on canvass - 80/80cm
Bain du 1er Octobre
Oil on canvass - 120/120cm
Marée Basse
Oil on canvass - 80/80cm
Palimpseste de l'Eau
Oil on canvass - 80/80cm
Équinoxe
Oil on canvass - 80/80cm
Eau Cristalline
Oil on canvass - 120/120cm
Le long de la Spree, Berlin.
Oil on canvass -50/50cm
Hiver de Pommiers
Oil on canvass - 50/50cm
Été de Pommier I
Oil on canvass - 150/150cm
Été de Pommier II
Oil on canvass - 100/100cm
Automne de Pommiers
Oil on canvass - 140/140cm
Étang
Oil on canvass - 80/80cm
Printemps de Pommiers I
Oil on canvass - 80/80cm
Printemps de Pommiers II
Oil on canvass - 50/50cm
Tour en vélo avec Martin
Oil on canvass - 80/80cm
Printemps de Pommiers II
Oil on canvass -80/80cm